Z'article : L'alimentation biologique ?

Daniel Cauchy – Rencontre des Continents                                               

« L’urgence de l’urgence, c’est la vie des sols. »

                                                 Claude Bourguignon

1 – L’agriculture biologique : d’une conception globale …

Née au début du XX° siècle, de diverses inspirations (1) ce mouvement mettait en doute – et s’opposait à – l’évolution d’une conception « machinique », purement technologique de la production agricole. Les conceptions de Liebig (2) et autres chimistes, la mise au point d’engrais solubles et un désir d’industrialiser les campagnes transformaient radicalement les pratiques agricoles traditionnelles. Une nouvelle conception s’installait, dite scientifique, qui  correspondait bien au paradigme ambiant : objectivité de la science, maîtrise de la nature, progrès technique, vision causaliste linéaire. Comme l’a dit bien plus tard Von Foërster, l’homme construisait des machines triviales, et à force de construire des machines, il s’est pris pour une machine et tout le vivant avec lui ! Cela au détriment de l’originalité de l’agriculture européenne construite au fil des siècles sur les rotations, la complémentarité végétal-animal, l’adaptation des espèces aux contingences locales, l’unité organique de la ferme et son rôle crucial dans l’organisation socioéconomique des campagnes.

La révolution verte (3) est donc fondée sur le concept simple qui est que les apports d’engrais sur des variétés végétales « améliorées » accroissent le résultat final, c’est-à-dire augmente la production du végétal en question.

Les courants de l’agriculture biologique vont contester cette conception et privilégier le respect du vivant, l’unité organique de la ferme, améliorer la compréhension de ce qu’est un sol vivant, équilibré et se régénérant.

Ils vont tous refuser les engrais solubles, directement assimilables par la plante ainsi que les pesticides de synthèse à grande rémanence, privilégiant les équilibres écologiques, la présence des prédateurs naturels, les associations culturales. La « biologie » s’est développée comme une façon de faire et de penser, comme un art global, bien plus, et cela sera important pour la suite, que comme une technique spécifique. Dès sa conception, elle suppose un système intégré :

agriculteur – consommateur – sol – vie végétale et animale – société – énergies.

… au bio ingrédient

Ces dernières années et en partie à cause de son succès, l’agriculture biologique évolue vers une conception plus limitée : produire des aliments certifiés sans engrais de synthèse ni pesticides, correspondant à un cahier de charge, réglementé au niveau européen. Mais l’approche globale, la prise en compte du système global, s’est perdue en chemin. L’évolution actuelle se concentre sur le produit commercial comme tel. C’est ce « bio ingrédient » que dénonce NP : anonyme, sans origine précise, ne mentionnant rien quant aux conditions sociales de sa production, copiant le produit industriel quant à sa présentation au consommateur, pouvant avoir accompli de milliers de km depuis sa zone de production, …

2 – Une qualité globale

                              « Rien n’est indépendant dans l’univers, tout est solidaire de  tout »   Barjavel

Avant d’évoquer brièvement quelques pratiques spécifiques de l’agriculture biologique, insistons donc sur ses fondements. L’intuition était donc que le vivant a ses propres règles et que les pratiques agricoles ne peuvent les contredire. L’ensemble des techniques correspond en effet à suivre des principes de respect et de dialogue. Mais que veulent dire ces « valeurs » ? Comment les applique-t-on ? Sont elles suffisantes pour nous guider ? Les notions actuelles d’écologie et d’approche systémique nous permettent elles d’aborder ces thèmes avec rigueur et méthode ?

Reprenons les grandes préoccupations de l’AB

1 – préserver, voir améliorer la fertilité des sols

Le sol abrite  80% de la biomasse et est un « système vivant ». La fertilité des sols baissent de manière dramatique, l’on estime que la réserve d’humus est passée en moyenne de 5% à 1,5% à travers le monde. Nous perdons en France 10 tonnes de terre par tonne d’aliment produit ! L’ AB en fertilisant de manière organique (compost, fumier, engrais vert, légumineuses ) maintient une meilleure fertilité des sols.

2 – privilégier l’autonomie des exploitations agricoles.

En système traditionnel une ferme produisait des calories alimentaires. Après la guerre 40, on introduisait 1 ca fossile en agriculture pour produire 8 ca alimentaires, il faut actuellement 8 à 10 calories fossiles par ca alimentaire. Une vache reçoit 2€ de subsides par jour en C.E. Le système agricole est sous perfusion.

3 – établir des relations directes avec les consommateurs

4 – fournir des produits de qualité.

Non seulement exempts de pesticides, fongicides et autres toxiques, mais équilibrés et riches en micronutriments. Les analyses réalisées montrèrent d’ailleurs toujours une supériorité de composition en vitamines, oligoéléments, … par rapport aux aliments produits par la chimie. L’explication en est relativement simple, les engrais solubles (NPK) fournissent à la plante les éléments indispensables pour « gonfler » (phénomène dit de « turgescence ») les potasses permettent une « salinisation » par les nitrates. Dès lors la plante se gorge d’eau. Le résultat est intéressant quantitativement : jusqu’à 20% plus lourd, mais il reste que c’est de l’eau en plus. La plante est dès lors malade et nécessite des soins, … « Assurer le rendement maximal c’est, ipso facto, diminuer la qualité nutritionnelle et gustative. » (R. Nègre)   Les hautes doses d’azote (200 à 300 kg/ha) carencent les légumes en oligo-éléments, Cu et B sont bloqués dans le sol et inabsorbables, ce qui entraîne une assimilation insuffisante du Ca. De plus le Cu est un régulateur de nombreux processus enzymatiques, l’excès d’azote entraîne donc un déséquilibre complet du végétal. L’excès de potassium entraîne de son côté des carences en Mg et Mn et des vitamines A, B, C.   

5 – Respecter l’environnement.

Préservation de l’eau, de la vie animale et végétale, de la qualité et de la variété des paysages. Un exemple significatif et exemplaire en est l’attention aux insectes pollinisateurs, dont bien évidemment les abeilles.(4)

6 – Maintenir une biodiversité la plus grande possible.

La FAO estime que l’Europe a déjà perdu 90 % de ses variétés de légumes, rappelons que les milliers de variété de pommes et poires françaises sont réduites à une bonne dizaine, qu’il en est de même pour les céréales. Les plantes ont un nombre énorme de gènes, ce qui leur permet des processus adaptatifs aux contingences climatiques et environnementales.

7 – Préserver les populations paysannes et le « tissu » rural.

Au niveau mondial ce sont 50 millions de paysans qui disparaissent chaque année, en Belgique l’érosion est similaire : de 800 à 1000 emplois perdus par an depuis 30 ans ! La France a perdu en 50 ans 92% de ses agriculteurs. Cette disparition des paysans n’est pas sans effets sur tout le tissu social rural : désertification des campagnes, transformation en zone de villégiature, concentration des population en périphérie des villes, multiplication des bidonvilles. (5)

3 – Évolutions actuelles : agriculture écologique, agrologie, agroécologie, révolution doublement verte, …

Un courant important de recherches et d’expérimentations s’organise à travers le monde, et est tellement complexe et diversifié qu’il est difficile de lui donner un nom unique, tant le même mot sert parfois à dire des choses différentes ou des choses proches sont appelées différemment ! Appelons temporairement ce courant l’agroécologie.

Principes de base.

La première caractéristique que je propose de mentionner est le contexte de cette démarche : la préoccupation pour la souveraineté alimentaire et la production des petits paysans du Sud, des démarches participatives proches des programmes de recherche-action, la prise en compte des singularités des terroirs et territoires, la préoccupation pour le respect de l’environnement.

« L’agroécologie est la science de la gestion des ressources naturelles au bénéfice des plus démunis confrontés à un environnement défavorable. Cette science, de nature biophysique au sens large, porte ainsi sur l’accumulation de connaissances sur les fonctionnements des écosystèmes cultivés. Elle conduit à la conception, à la création et à l’adaptation sous la forme participative de systèmes de culture complexes productifs et par suite attractifs malgré un milieu défavorable et malgré un recours très faible en intrants. »  (Altieri  1995)

Les courants d’agroécologie étudient donc les éco-agrosystèmes et notamment le recyclage de la matière organique et des nutriments, l’accumulation de matière organique, le contrôle et la régulation biologique des maladies, … Elle vise donc à préserver le milieu (le capital sol en particulier) tout en permettant une production alimentaire abondante.

« Nourrir la planète » (6) nécessite d’augmenter la production, de préserver l’environnement, de réduire l’utilisation des réserves fossiles, de réduire l’impact sur le climat, de nourrir les plus pauvres, de réduire la misère et doit donc de se fonder sur l’équité sociale, et pas seulement  maintenir, voir augmenter la fertilité des sols !

Cet objectif a été qualifié de « révolution doublement verte », et veut donc intégrer deux dimensions majeures : une inspiration écologique radicalement nouvelle de la technologie à promouvoir et une orientation pro-pauvres. (Gordon Conway, CGIAR  1994 – Cirad)

Une nouvelle technologie :

Les techniques de production sont fortement inspirées du fonctionnement de la nature elle-même, de l’écologie scientifique. Une grande partie des techniques est similaire à celles de l’agriculture biologique, mais certains engrais et produits chimiques ne sont pas complètements interdits. Il s’agit donc d’une « approche systémique » du système agricole et de son environnement naturel et socio-politique.

Tout écosystème peut être vu comme un « fonctionnement » de la nature, c’est-à-dire un enchaînement d’événements et de processus qui confèrent des propriétés globales à l’écosystème, on parle alors de propriété émergente. Les grandes fonctionnalités des écosystèmes sont par exemple : régulation des gaz, du climat, des flux hydriques, la fourniture d’eau aux sources, le contrôle de l’érosion, la formation des sols, la consommation des déchets, le rôle d’habitat et de refuge, l’effet tampon, la production de matières premières et d’aliments, … (7)

Ce n’est donc plus uniquement la partie « production d’aliments » qui est prise en compte, mais l’ensemble, la totalité de l’écosystème local, dans son équilibre global et l’ensemble de ses fonctionnalités. L’agriculture est par nature multifonctionnelle.

Mentionnons encore les importantes recherches faites dans le domaine des « semis directs », notamment par Claude Bourguignon. Outre l’importance de ces techniques pour la fertilité des sols, les économies d’énergie fossile, l’autonomie des agriculteurs, la séquestration de carbone dans les sols est  très importante et pourrait être un élément de lutte non négligeable contre le réchauffement climatique. Rappelons que l’agriculture est responsable de 25 à 30 % (suivant les auteurs) des émissions de gaz à effets de serre, la perte de 1%  de matière organique dans le sol libère 20 T. de Co2 à l’ ha. Ce qui veut dire concrètement que la perte de matière organique des grandes plaines des USA, depuis le début de son agriculture, a généré plus de Co2 que toutes les automobiles produites dans ce pays ! Pour la France, la reconversion à l’agriculture biologique des 20 millions d’ha de terre arable fixerait 74 millions de t. de Co2, l’agriculture et la sylviculture française actuelle en libèrent 86 millions de tonnes ! (8)

Une nouvelle politique agricole :

Cela suppose un redistribution du capital naturel, des investissements importants de réhabilitation écologique, des prix stables,  des protections tarifaires si nécessaire, et bien sûr des incitations au changement de technologie.

L’ « Evaluation internationale des sciences et techniques agricoles au service du développement » (IAASTD), rapport réalisé avec la contribution de 400 scientifiques mondiaux (Unesco avril 2008) souligne l’urgence de changer les règles qui régissent l’agriculture moderne. Les auteurs de ce rapport préconisent les pratiques agroécologiques et de favoriser l’agriculture paysanne et familiale.

4 – Bon pour la santé ?

Les conceptions analytiques et linéaires adorent poser des questions linéaires, du style « a-t-on des preuves scientifiques rigoureuses du fait que les aliments biologiques soient  bons pour la santé ? ». Si personnellement je trouve que la question est déjà mal posée, les procédures pour y répondre sont encore plus étranges.

La multiplication des preuves des impacts négatifs, destructeurs, des pesticides, désherbants et autres polluants sur l’ensemble de l’écosystème, ne semble pas aider certains esprits linéaires à répondre à cette question ! L’écologie nous enseigne pourtant avec rigueur « qu’aucun organisme ne survit à la destruction de son biotope » (Gregory Bateson). Quand un système en arrive à faire disparaître les abeilles, il semble que certaines questions doivent être posée différemment !

Mais jouons le jeux, ne fut-ce qu’un tout petit peu !

Le docteur Lecerf a fait une synthèse des éléments « analytiques » montrant, non seulement une richesse nutritionnelle supérieure des aliments « bios », mais aussi leur atteinte beaucoup moins forte, voire nulle par les principaux toxiques se retrouvant dans les produits de l’agriculture industrielle. (9)

De nombreuses études récentes continuent à indiquer les mêmes caractéristiques des aliments issus de l’AB. Et les incidences pour l’homme sont évidentes : on retrouve par exemple six à neuf fois moins de résidus de pesticides dans l’urine des enfants nourris avec du bio que dans celle des enfants nourris avec une alimentation non biologique. (10)

Mais insistons sur le fait que « de risques isolés nous passons aux risques systémiques » (Besset) et qu’il faut donc apprendre à poser ce genre de question différemment, en termes d’impacts globaux, de viabilité et dans le cadre d’un nouveau paradigme de la santé. (11)

5 – En conclusions

Un projet d’alimentation saine, écologique et conviviale est un projet politique, un projet de société. Notre action se situe à l’articulation des sphères personnelles, familiales et collectives.

L’agriculture biologique en est un élément, en constante évolution et en constant combat à contre-courant, celui de l’agrobusiness. Les conceptions et méthodes évoluent, les enjeux sont majeurs. Toutes les actions en ce sens à soutenir, depuis la protection des semences anciennes, la participation à des GAS, de la réalisation de son potager au soutien d’organismes comme Nature et Progrès et Kokopelli ! Au delà des techniques, il s’agit d’un changement de paradigme et d’une nouvelle conception du vivant, de l’homme et de la société. La « logique » de l’agriculture biologique va « à contre-courant » de tout le modèle de société capitaliste néolibéral, et son combat s’inscrit donc dans la construction d’une alternative radicale à la « société du tout marchandise ».

Il faut mentionner que les courants s’inspirant de, et prônant l’agriculture biologique, ont toujours prôné une réforme du « modèle alimentaire », d’autres documents existent à ce sujet.

Notes :

(1) Trois principales sources sont à mentionner :

     - Rudolf Steiner (1861-1925) et l’inspiration « anthroposophique », qui dans une lignée goethéenne, entend proposer une science du vivant, en opposition aux sciences de la matière morte.  Divers agronomes, chercheurs, jardiniers suivront cette impulsion d’une agriculture « biodynamique », notons entre autres Pfeiffer,  Grohmann, Maria Thun. … Selon cette conception, chaque domaine agricole est une ultime unité indivisible, vivante, régie par les lois de formation des organismes vivants (un ensemble vivant de relations) et cet organisme est conçu lui-même comme partie du cosmos. Matière et esprit ne sont pas dissociés, le monde est conçu comme un ensemble cohérent de l’infiniment petit à l’infiniment grand, constitué d’énergies puissantes et subtiles. La biodynamie est connue le plus souvent pour utiliser des « préparats » (voir biblio) dilués quasi homéopathiquement, les composts dynamisés, les associations végétales, le calendrier « lunaire », …- L’agriculture « organique » de Sir Albert Howard (1873-1947), fondée sur la notion d’humus, de compost et de vie du sol, influençant plus le monde anglo-saxon. Il a travaillé principalement en Inde et est le créateur de la méthode Indore de compostage.

   - L’agriculture organo-biologique, développée par le Suisse Hans Müller (1891-1988), politicien engagé dans les questions paysannes, son épouse Maria (1894-1969) et le médecin et microbiologiste Hans Peter Rush (1906-1977) qui avait des objectifs principalement liés à la production d’une alimentation de qualité tout en préservant l’autonomie des « paysans ». Autarcie et circuits courts étaient conçus comme de véritables objectifs sociopolitiques. Cette méthode accorde une importance fondamentale à la vie microbiologique des différentes couches du sol. Selon ses principes, le travail du sol doit être superficiel, pas de labour mais des ameublissements, couverture d’un tapis végétal, diversification des assolements.

Notons encore comme autres grands précurseurs : Raoul Lemaire (1884-1972), Jean Boucher (1936- ?), Eve Belfour (1899-1990)

(2) Liebig a montré sous quelles formes les plantes absorbent les éléments. Par exemple pour l’azote, sous forme de nitrates, formes fabriquées par les microbes. Les plantes attendent des formes électronégatives : phosphates, sulfates. Liebig n’aurait lui-même jamais préconisé l’usage de molécules de synthèse en agriculture. C’est Haber, en 1913, qui mit la technique au point pour fabriquer massivement des nitrates, ce qui permit à l’Allemagne de disposer d’une puissance de feu gigantesque pour la guerre de 40. A la sortie de la guerre, on comprend aisément qu’il a fallu recycler ces usines et une nouvelle utilisation fut vite trouvée !

(3) Pour le concept et les pratiques de la « révolution verte » voir notamment l’ouvrage de M. Griffon « Nourrir la planète ». Cette exportation à travers le monde du modèle agricole industrialisé (artificialisé dirait Robert Nègre) développé aux Etats-Unis, au Canada et en Europe était conçue à des fins éminemment politiques, les famines risquant de conduire plusieurs régions du monde, dont l’Inde, au communisme. Ce modèle est basé sur la trilogie engrais – variété à haut rendement – travail du sol (mécanisation). Actuellement ce modèle est considéré par de plus en plus de spécialistes comme le modèle le moins rentable que les hommes aient jamais inventé ! En effet il consomme 10 calories fossiles pour produire 1 calorie alimentaire, en moyenne de 50000 à 100000 litres d’eau par kg de viande de bœuf , de 6 (USA) à 18 (Chine) tonnes de terre par tonne d’aliments, détruit la biodiversité (la Hollande par exemple a déjà perdu 75% de toute sa flore), massacre les abeilles, empoisonne les animaux et les humains, entraîne des baisses dramatiques du taux d’humus, … « Nous ne faisons plus de culture en Europe, nous gérons de la pathologie végétale. C’est-à-dire que nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demandent qu’à mourir tellement elles sont malades. » Claude Bourguignon « Alerte à Babylone »

(4) voir le véritable drame actuel appelé « syndrome d’effondrement des colonies ». Les abeilles meurent ou disparaissent par milliards ! Sur l’ensemble des USA, depuis la fin de l’automne 2006, les pertes enregistrées sont de l’ordre de 60% sur la côte ouest et jusqu’à 90% dans certains états de l’est et du sud du pays. En France on constate la disparition de 15 à 95 % des colonies suivant les apiculteurs. Dans l’Ontario, 40% des ruchers sont perdus. Rappelons que 75% des cultures qui nourrissent l’humanité et 35 % de la production de nourriture dépendent des pollinisateurs !

« Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre, plus de pollinisation, plus d’herbes, plus d’animaux, plus d’hommes. »  Albert Einstein

(5) voir à ce sujet Robert Nègre, L’alimentation, risque majeur p 116 et suivantes

(6) voir les travaux de Michel Griffon, Bruno Parmentier, Marcel Mazoyer, …

Plusieurs écoles et tendances allant dans le sens d’une conception radicalement différente de l’agriculture sont à mentionner : écoagriculture, Evergreenrevolution, agriculture de conservation, la révolution doublement verte qui ajoute un contenu économique et social : la viabilité économique et l’équité sociale.

(7) Pour une description succincte, mais passionnante, de cette approche systémique appliquée aux agrosystèmes, et les notions de viabilité, de pilotage, de résilience, de trajectoire, … voir Griffon p.

287 et suivantes

 (8) voir les articles synthèses de Dominique Guillet sur le site de Kokopelli

(9) Jean-Michel Lecerf   Nature et Progrès n°138-139  mai/août 1994

(10) Belpomme p. 274

(11) voir par exemple Pr. Dominique Belpomme  Guérir du cancer  « environ trois quarts des cancers sont d’origine environnementale, les causes étant à rechercher dans la pollution physico-chimique et biologique de notre environnement. »

« Le nouveau paradigme que je propose consiste à concevoir que (les cancers) ne sont pas seulement liés au mode de vie, mais aussi à la dégradation croissante de notre environnement, plus spécifiquement à sa pollution physique, chimique et biologique. » p. 210

 

Bibliographie

- Les pulvérisations biodynamiques    H. H. Koepf   Le courrier du livre

- Biodynamie, la méthode agricole qui fait comprendre la terre     collectif   Triades

- Pratiquer la biodynamie au jardin   Maria Thun    Mouvement de culture Bio-Dynamique

- Une autre assiette, Claude Aubert, Debard.

- Nature et cuisine   collectif    Könemann

- Agriculture biologique   Philippe Desbrosses   Alphée

- Onze questions clés    Claude Aubert    Terre Vivante

- Soignons la terre pour soigner les hommes   Claude Aubert    Le courrier du livre

- Qu’ est-ce que l’agriculture biologique ?   Marc Fishers    Nature et progrès

- Nourrir l’humanité    Bruno Parmentier   La découverte

- Nourrir la planète   Michel Griffon    Odile Jacob

- L’alimentation, risque majeur  écologie systémique  Robert Nègre   Ellipses

- Guérir du cancer  Pr Dominique Belpomme    Fayard

- Rapport de la Conférence internationale sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire

Rome, 3-5 mai 2007 FAO

- John Jeavons : sens de l’humus  site de Kokopelli

- Agriculture biologique et lutte contre le réchauffement climatique Dominique Guillet site de Kokopellli

- Le sol, la terre et les champs  Cl. Et L. Bourguignon   Sang de la terre

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